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Nous quittons à regret les grands parcs, un autre univers nous attend : celui de la côte swahilie, que nous trouverons à Mombasa.
Nous prenons la route A 109, la grande route qui relie Nairobi à Mombasa, empruntée par des centaines de camions qui vont en Ouganda ou qui en viennent.
Au début, tout va bien : comme les sacs de sel au bord des lacs alcalins, ce sont ici des sacs de charbon de bois qui attendent sur le bord de la route qu’on les récupère.
La route est très belle : nous longeons les douces collines de Taita qui abritent une réserve privée de 110 km2.
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La pluie nous prend par surprise | |
La pluie se met à tomber, mais nous roulons les vitres entrouvertes : il fait fort chaud !
Plus on descend au sud, plus la pluie est forte : tout autour de nous, les bas-côtés sont recouverts d’une gadoue rouge vif dans laquelle patinent cyclistes et piétons.
Si la sécheresse sévit au nord du pays, ici, ça fait trois jours qu’il pleut sans discontinuer… C’est bon pour les cultures, mais ça inquiète un peu les touristes que nous sommes !
Petit à petit, nous arrivons près de la grande ville de Mariakani, à 50 km à peu près de notre but et… L’asphalte s’arrête !
En effet, devant nous, une superbe autoroute se construit, et l’on doit rouler sur des pistes récupérées de part et d’autre de cette voie qui va nous narguer jusqu’au bout.
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Eau, boue, désolation ! | Les engins de chantier doivent relever un bus tombé |
Il s’est créé en un instant un immense pandémonium sous le déluge : camions et grands bus embourbés (dont un carrément couché sur le côté, dont on transvase comme on peut bagages et passagers vers un autre qui attend) ; travaux arrêtés, piétons en perdition…
Une dame, pieds nus, circule dans le bourbier ses tong à la main. En pleine ville, des vaches se sont même perdues et errent lamentablement…
Nous continuons vaille que vaille cet infernal chemin. Parfois, on récupère un tronçon de la vieille route : la boue cache les nids de poule (d’autruche ?). On doit se faufiler au milieu des camions : l’ambiance est carrément morose !
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La verdure profite de l'eau | Vers le Sud, les palmiers nous accueillent |
Nous commençons à voir des palmiers et quelques baobabs, mais les accidents se multiplient autour de nous : nous en avons ras-le-bol !
Il nous faudra de longues heures pour rejoindre Mombasa, dont la première impression n’est guère fameuse : on arrive par une zone triste et industrielle, et ce n’est pas ce soir (la nuit est tombée) que nous verrons la vieille ville, si pittoresque.
Nous devons passer le pont de Makupa pour traverser la ville, située sur une île, et celui de Nyali, très encombré, pour rejoindre la côte nord où est situé notre hôtel, le Travellers Beach club.
Il nous reste à quitter nos chauffeurs, guides attentionnés pendant tout notre périple : des liens se sont tissés, cette semaine, et ça n’est pas très facile !

