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A la suite des Arabes, en 1498, Vasco de Gama débarque à Mombasa, emmenant les Portugais.
Ceux-ci, pour en faire une place forte, y érigent Fort Jésus et qui domine la vieille ville et son port, que nous allons maintenant visiter.
Cette place convoitée est le siège de bien des combats : les Bantous l’attaquent en 1611, les Omanais en 1698 et, en 1832, les Portugais le quittent définitivement. Le Sultan d’Oman y règne alors trois bons siècles.
Sous protectorat britannique, la ville perd son statut de capitale au profit de Nairobi en 1907 et décline doucement, jusqu’au moment où les grands cargos remplacent les boutres.
C’est Mombasa, alors, le seul port assez profond de la côte, qui devient le port clé de l’Afrique de l’Est.
Deuxième ville du pays, elle est peuplée d’environ un million d'habitants, à 70% Africains et à 30% Asiatiques ou Européens.
C’est aussi une étape incontournable pour les touristes attirés par les plages paradisiaques de la côte de Corail qui les repose des safaris en brousse, ainsi que par ses sites et monuments qui témoignent de l’histoire du Kenya.
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Vieille ville de Mombasa : la vie coule tranquillement | Devant Fort Jésus, ruines et constructions en rénovation |
La vieille ville s’est bâtie dans l’île de 15 km2 sertie au milieu d’une rade naturelle. D’inspiration indo-arabe, elle témoigne de ses influences multiples : Arabe, Perse, Chinoise, Indienne, Portugaise, Anglaise…
Quand on parcourt ses rues, on se surprend à jouer aux mille et une nuits, on devient Haroun al Rachid se promenant incognito dans les ruelles de Bagdad.
On cherche les secrets derrière une de ces lourdes portes, magnifiquement sculptées, ouverte sur un palais caché.
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Le bois de palétuvier défie les siècles | Balcons à l'indienne : une véritable dentelle de bois |
Dans ces ruelles, des mondes se côtoient en s’ignorant. Des Musulmans d’autant plus fervents que nous sommes en période de Ramadan, hommes en blanc, femmes en noir ou bleu marine…
Parmi les sept tribus de la côte, les vêtements féminins ne suivent pas tous les mêmes règles : quelques dames ont un long voile retenus sous le menton, par un ruban.
C’est le bui bui, grand voile ou manteau qui s’entortille ensuite sur les autres vêtements, revient par devant, coincé sous le bras. Elles peuvent avoir le bas du visage caché par un voile, le hidjab.
D’autres portent une cape et un capuchon brodé, de couleur vive, dont l’ensemble fait penser à la burkaen technicolor.
Parfois, des silhouettes dont les lourds voiles ne laissent deviner que les yeux se glissent hâtivement derrière une porte : quel rêve passe ?
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Petit à petit, la ville est réhabilitée... | Les balcons surplombent la rue |
Plus loin, paressent des négociants indiens assis sur le seuil de leurs maisons, boutique en rez-de-chaussée, appartement à l’étage.
Des enfants en uniforme scolaire rentrent à la maison pour la pause de midi, des descendants d’esclaves mangent, à midi, accroupis devant les maisons, dans la rue en s’interpellant bruyamment : habitude ou provocation, à cette époque de l’année ?
C’est un étonnant mélange de tradition et de modernité qui passe sous nos yeux.
En plus des maisons anciennes, plusieurs monuments civils et religieux attirent notre attention.
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Vieille ville de Mombasa : de superbes balcons de style indien | Un système électrique compliqué ! |
L’ancienne poste des temps de la colonisation, sans être trop délabrée, n’est plus en fonction. Elle n’en demeure pas moins élégante, avec les couleurs vives des moucharabiehs qui décorent son balcon ouvragé.
Quant aux édifices religieux, l’influence musulmane est très présente dans les mosquées que nous voyons au passage. Ce sont en effet les Swahilis qui représentent, au Kenya, la plus la communauté musulmane la plus importante.
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De beaux balcons en encorbellement | L'ancienne poste de la vieille ville |
A côté de la poste, la Mosquée Baluchi était destinée aux Baloutches qui constituaient l‘essentiel des corps de mercenaires auprès des différents sultans.
La Mosquée Baseikh, qui date du XVI° s, par exemple, avec son minaret conique tout blanc, est très curieuse. Sur le Marché aux Poissons, la Mosquée de la New Burhani Bohra a été reconstruite trois fois.
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La Mosquée Baseikh et son curieux minaret cônique | Le fronton d'église, face à Fort Jésus |
La Mosquée Bhadala doit son nom aux Bhadala, un peuple de marins de la côte qui ont participé dès sa création à la construction de la ville.
Et, juste en face de Fort Jésus, un fronton d’église chrétienne, daté de 1901, n’abrite plus qu’un banc et des renseignements sur le Fort…

