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Une fois de plus, le réveil sonne aux aurores, il est temps de lever le camp. Nous prenons la piste C13 vers le Nord. Elle est très africaine, en tous cas comme on le voit dans les films.
Plus de terre et de sable que de goudron, et beaucoup de nids de poules, ou plutôt d’autruche, vues la taille et la profondeur !
Elle rejoint la grande B3 vers Narok puis Mai Mahiu. Jour de marché dans une ville importante, il y a beaucoup d’animations, de couleurs, de bruits et de poussière !
De là, on prend une route en bon état, qui passe par Naïvasha, Matathia, Longonot.
Nous longeons la somptueuse Rift Valley, comme lors de notre arrivée, et on y descend. On passe à côté du Mont Longonot qui nous surplombe de ses 2 777m.
Avant Naïvasha, nous bifurquons vers l’Ouest, en direction du Naïvasha Lake Sud.
La route longe de grandes plantations de roses, envoyées dans toute l’Europe pour la fleurir en tout temps…
13h : nous arrivons à Crater lake Lodge, absolument charmant.
Nous sommes bien dans un ancien cratère, au fond duquel scintille un petit lac vert. Autour, en entonnoir, s’étage une végétation touffue. Les habitations s’arrondissent en arc de cercle sur un quart environ du cratère, sur 2 niveaux.
Apparemment, nous sommes seuls ici.
C’est un camp mi-toile mi-dur. Chaque tente repose sur une terrasse en béton, elle est prolongée par un fond en dur qui reçoit les parties sanitaires : douche, lavabo et toilettes.
Dans la chambre, très spacieuse, le lit à baldaquin aux rideaux traditionnels de mousseline est prolongé par un joli coffre colonial. Des tapis partout, de grandes jarres colorées, une table, des fauteuils et une petite coiffeuse en acajou nous ramènent à l’époque de Karen Blixen…
Pendant que Michel, Vinciane et Raphaël partent escalader les parois du cratère pour en faire le tour, Marie-France s’installe sur la véranda pour admirer le paysage.
Petit à petit, des flamants s’y posent, de nombreux oiseaux s’agitent et caquètent aux alentours, on entend les voix des explorateurs sur les falaises.
L'heure est magique. La nuit descend sur le lac. Relié à la berge par une passerelle mouvante, le restaurant, flottant lui aussi, comme en Indonésie, s’illumine doucement. On y prépare notre dîner.
Les promeneurs sont revenus.
Grande nouvelle : ils ont aperçu un léopard dans les arbres. En les entendant, il s’est furtivement éclipsé, ils n’ont donc pas pu le photographier, mais ont ressenti la même émotion qu’à Masai Mara, d’autant plus que cette fois, ils étaient à pieds et pas très loin du fauve !
Nous descendons dîner aux chandelles sur le restaurant-ponton, bercés par le mouvement de l’eau.
Parfois, un éclair sous la lune : un poisson affleure la surface. Calme, luxe et volupté !
La nuit est douce, et ce sont les cris stridents des flamants roses qui nous réveillent. Il est temps de rejoindre Amboseli, notre dernière réserve, en passant par Nairobi.

