Vous êtes ici : Accueil > Maroc > Le grand tour du Maroc > de Marrakech à Rabat via Casablanca
Nous remontons la plaine du Haouz vers Casablanca. Après un déjeuner au bord de la mer, nous continuerons vers Rabat, capitale du Maroc.
Nous longeons longuement la côte atlantique. Elle est superbe, parfois sauvage : la mer se précipite sur les rochers en longue houle impressionnante.
Des villages de pêcheurs s'y succèdent, ainsi que des stations balnéaires : de grands complexes de piscines et de loisirs permettent de discipliner la fureur des eaux.
![]() | ![]() |
|---|---|
La station balnéaire de Casablanca | Jeu de couleurs sur l'Océan à Casablanca |
La côte est poissonneuse, et le pêcheur audacieux y trouvera son bonheur !
Nous déjeunons dans une station balnéaire. Les plages, immenses, sont doublées de bassins et de piscines pour ceux que les vagues atlantiques rebutent...
Casablanca est une ville moderne, principal port, principal centre universitaire, capitale économique et financière du Maroc.
La ville telle qu'on la connaît date de l'intervention française au Maroc, par la création, au début du XX°s, d'un port artificiel.
La décision prise par le souverain Hassan II d'y ériger une mosquée monumentale, achevée en 1993, s'insère dans l'innovation architecturale de cette grande ville.
![]() | ![]() |
|---|---|
La mosquée Hassan II | La mosquée Hassan II |
Il lui a donné son nom : C'est la Mosquée Hassan II. Erigée sur la corniche,elle avance dans la mer : elle peut accueillir 20 000 fidèles (+ 80 000 sur l'esplanade).
Elle comprend aussi une medersa, une bibliothèque et un musée. Le minaret s'élève à 200 m de hauteur.
![]() | ![]() |
|---|---|
L'intérieur de la mosquée Hassan II | |
Elle mêle audace architecturale (toit coulissant pour faire entrer le soleil, portes en titane gravé) et tradition marocaine : fresques, zelliges, bois peints et sculptés, stucs, arabesques, calligraphies, marbres de couleurs variées...: une merveille de la foi musulmane !
Rabat, elle, se situe à l'embouchure de l'Oued Bou Regreg, un comptoir phénicien, puis carthaginois, devient la Sala Colonia romaine.
Vers le X° siècle, les Berbères Zénètes y construisent un "ribat" (monastère fortifié), qui lui donne son nom actuel. Il devient une Casbah fortifiée almohade, celle des Oudaïas, au XII° s. Les Maures chassés d'Espagne y créent à leur tour, à la fin du XVI°s, une grande médina.
C'est pourquoi la ville nous offre plusieurs murailles, celle de la Medina, de Yakoub al-Mansour, qui s'étend sur 5 km ; celle des Morisques, sur 1400m...
Leur couleur rouge vient de la brique pilée ajoutée au mortier de chaux et de cailloux. De nombreuses portes et tours monumentales décorées et festonnées permettent le passage d'une partie de la ville à l'autre, la casbah et la médina, et les protègent des incursions qui venaient alternativement de terre ou de mer...
![]() | ![]() |
|---|---|
Les remparts de Rabat | La porte de Chellah |
Trois villes coexistent donc en Rabat l'ancienne : la casbah des Oudaïas, la médina, la nécropole de Chella, édifiée par les Mérinides sur les ruines de la ville romaine. Elles côtoient dans l'harmonie la ville moderne avec ses grandes artères et ses jardins verdoyants.
Pour la petite histoire, Rabat a aussi servi de point de ralliement aux corsaires barbaresques, du XVII° au XIX° siècle, qui y ont même créé une célèbre école de piraterie !
C'est l'occupation française à Alger qui a mis fin à ces tristes activités... En 1912, le maréchal Lyautey y établit le siège du protectorat.
Après l'indépendance, Rabat s'imposa comme ville impériale et capitale des Alaouites, ce qu'elle est toujours.


