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3 ème jour : FES- ERFOUD (480 km) | ||||
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| Aujourd'hui,nous nous offrons un départ matinal pour la traversée du Moyen Atlas. Après un déjeuner typique à Midelt chez Madame Tazi, une longue descente de la vallée du Ziz en direction d'Erfoud nous attend. Enfin,dîner et nuit à l'hôtel Club Salam | |||
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Nous passons par Ifrane, de son premier nom Ourti ("jardin" en tamazigh).C'est une ville de montagne,située à 1650 m d'altitude, et de ski aux allures suisses : fraîcheur, chalets aux toits rouges et tire-fesses,sous le parrainage du Lion de l'Atlas,hôte disparu des antiques arènes romaines... Le parc national environnant,de 35 000 ha, abrite la plus grande forêt de cèdres du Maroc. Là vivent des groupes de singes, des magots aventureux et peu sauvages vis-à-vis des touristes. Nous sommes ensuite accueillis sous une tente berbère par des nomades qui nous offrent le thé à la menthe. La khïma, leur tente, est formée de bandes tissées en poils de chèvre ou de chameau, d'une soixantaine de cm de large, les flijs, assemblés et fixés sur de solides piliers. Comme nos hôtes restent là assez longtemps, ils ont doublé les parois intérieures avec des nattes tressées, accrochées aux piliers : elles forment un mur de fond, dans la partie cuisine, et protègent les aliments du sable en gardant une bonne aération... La tente est en effet séparée en 2 parties par des tentures : un espace cuisine, où se trouvent les réchauds,ustensiles et provisions, qui est réservé aux femmes, et le coin à vivre,où l'on nous reçoit, qui appartient théoriquement aux hommes.Au fond, des nattes et des couvertures indiquent que c'est quand même là que toute la famille dort ! Les enfants, timides au début, s'enhardissent peu à peu, nous rejoignent et partagent en riant les douceurs que nous avons apportées. En repartant, nous longeons les thermes de Moulay Ali dans les paysages caillouteux du Moyen Atlas. On suit le cours de la vallée du Ziz, ourlée d'une fine bande de verdure enserrée entre de hautes falaises arides et rousses. Les palmeraies se succèdent le long de l'oued, les ksours nous dominent.De chaque côté de la route, s'élèvent les puits de creusement et d'entretien des foggaras :ce sont des galeries souterraines creusées pour capter les eaux des nappes, qui servent à l'irrigation et permettent de cultiver en grignotant peu à peu sur le désert... A Erfoud,l'hôtel Salam, avec son architecture typique en pisé, accueille les voyageurs au départ de la méharée qui les conduira vers le coucher de soleil sur le désert. Juchés sur des 6x6, nous franchissons les 50 km de l'Erg Chebbi, cordon interminable de collines roses, vers les dunes de Merzouga. Là,il faut encore grimper à pieds, voire à 4 pattes vers la fin, sur les dunes brûlantes,dont les plus hautes atteignent 150 m, et la magie commence : le soleil se fond dans le sable, les couleurs chantent,la nuit tombe, la lune se lève... le silence devient palpable... Puis on rentre dîner joyeusement. |
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Le thé à la menthe : nous l'aurons bu tous les jours, car, paradoxalement, c'est une boisson chaude qui rafraîchit le mieux, mais c'est sous cette tente berbère que sa confection nous a le plus émus. Geste rituel d'hospitalité, signe de bienvenue, il suit un cérémonial précis. L'eau chauffe dans sa bouilloire pendant que le chef dose le thé vert dans la théière et casse le pain de sucre. Il verse l'eau bouillante sur les feuilles de thé, ajoute une poignée de feuilles de menthe et le sucre. Il goûte d'abord, pour rectifier les proportions si nécessaire. Enfin, il verse le thé aux convives en soulevant la théière le plus haut possible. Le thé doit mousser en coulant dans le verre. Il verse successivement trois verres aux invités, c'est la coutume, en refaisant le niveau de l'eau au fur et à mesure. Il a ensuite servi les enfants, car, à ce moment, il ne reste plus guère de théine dans la boisson, et ils ont l'air ravi de trinquer en riant aux éclats avec leurs hôtes ! Notre guide nous explique qu'il a un "carnet d'adresses" de 5 ou 6 familles nomades, entre lesquelles il répartit ses visites, ce qui leur évite d'être trop perturbées dans leurs occupations habituelles.Il ne leur donne jamais d'argent contre leur accueil, mais leur porte de l'eau, du thé, des médicaments qu'ils ont demandés au dernier passage... pour essayer de respecter au maximum leur mode de vie traditionnel, sans les transformer en "pseudo -hôteliers du désert"... |
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