10 et 11 ème jour : KERDAOUS-MARRAKECH (410 km)



L'boutd'rout

Nous descendons vers Tiznit, visitons ses souks, continuons vers la station balnéaire d'Agadir.L'après-midi, nous traversons des contreforts du Haut-Atlas pour rejoindre la plaine de Marrakech.

11°jour : Journée consacrée à la visite de la ville : ses principaux monuments et ses souks. Promenade sur la célèbre place Djemaa et Fna.
MARRAKECH estla ville qui a donné son nom au pays, "la ville des sept saints",sept "wâlis" qui reposent dans les mausolées de la Médina. Au pied de l'Atlas,c'est encore la cité des Berbères et des nomades du désert. La première casbah date de 1062, vite transformée en citadelle par les Almoravides. Devenue capitale des royaumes Almohade et Almoravide, elle développe richesses et savoir : c'est par exemple la ville d'Averroès, philosophe, médecin et savant.

De nos jours la ville se devise en plusieurs quartiers bien séparés : la médina, entourée de ses remparts, la casbah et le mellah, qui sont reliés par la place Jemaa el Fna, et le Guéliz, quartier créé par Lyautey pour accueillir les fonctionnaires du Protectorat français,avec ses larges avenues et ses riches demeures.

Nous sommes revenus plus longuement à Marrakech, en décembre 2004.


 

Les souks de Tiznit

Sur la route,nous visitons les souks de Tiznit : comme d'habitude,une débauche de couleurs, de parfums et de couleurs... Une curiosité nous attend : les boutiques ouvrent sur un patio à colonnes dont le plafond est orné de bois et de roseaux peints

Et lorsque nous arrivons à Marrakech, La porte Bab Berrima nous ouvre l'accès de la médina. Les remparts hauts de 6 à 8 m, en pisé d'argile et de chaux, conservent à la ville son allure médiévale et enserrent de petites maisons en pisé rose, de somptueuses demeures ou de magnifiques jardins dont les bassins attestent le rôle d'oasis de la ville

Nous passons par les jardins de la Menara : dans une oliveraie immense, agrémentée d'un vaste bassin, se reflète un petit pavillon, créé au XII° s. par les Saadiens.

C'est le jour de l'ECLIPSE DE SOLEIL DU SIECLE ! Nous l'observons des jardins de la Menara puis de la Koutoubia, cachés derrière les lunettes apportées de France, que vont nous emprunter les passants ravis de participer à cet événement extraordinaire...

La porte Bab Berrima à Marrakech

Le bassin de la Menara

Jour d'éclipse pour Michel

 

 


 

Les tombeaux saadiens

La mosquée de la Koutoubiyya, construite en pierre rose, est une des plus vastes de l'Occident miusulman : 90x58 m. Ses 16 nefs peuvent accueillir 20 000 fidèles. Son nom vient des "cent libraires" (kutubiyyin) qui en occupaient le parvis. Elle possède un minaret qui a inspiré la Giralda de Séville et la tour Hassâne de Rabat, avec ses 77 m de hauteur (lanterneau compris) ; chaque côté possède des ornements différents : entrelacs en reliefs, motifs floraux...

Nous admirons les tombeaux saadiens, des mausolées magnifiques dans un jardin cimetière apaisant et fleuri, puis la Medersa Ben Youssef  fondée au XIV° s.  qui mêle harmonieusement les supports décoratifs : bois de cèdre sculpté, marbre, stuc, zelliges.  De part et d'autre de la cour centrale, les salles de prière et d'étude. 2 galeries, à l'étage, abritent les cellules des étudiants. Cette médersa fut longtemps la plus importante du Maghreb.

La medersa Ben Youssef

 

 


 

Dâr Si Saïd

Nous passons à Dâr Si Saïd : cette belle demeure du XIX° s. abrite le musée des arts populaires, dans un frais riyâd andalou, rafraîchi par un bassin et une vasque en marbre blanc sous un pavillon en cèdre sculpté, au milieu d'une végétation luxuriante.
La cité impériale et ses 3 parties (le méchouar, public, le harem, privé, et les jardins et bassins) sont toujours utilisés. L'enceinte du palais royal est assez accessible, montrant la confiance des princes almohades dans leur peuple. 

A partir de la place Djamaa el Fna, s'étendent les différents souks, qui se répartissent par corps de métiers et exposent leurs ouvrages, comme cet artisan menuisier qui confectionne sous nos yeux ses pics de brochettes.

Le jardin Majorelle,dans le quartier du Gueliz, fut créé vers 1922 par le peintre (1888 - 19621), qui s'était retiré au Maroc. Autour de l'atelier peint en bleu outremer vif, 4 allées ombragées se croisent autour de bassins de nymphéas, de papyrus, au milieu d'une exubérante végétation exotique.

Le palais royal de Marrakech

Des souks tentateurs !

Les jardins de Majorelle


La place Jemma el FnaLa place Djemaa el Fna, dans une douce folie,accueille guérisseurs, charmeurs de serpents, conteurs, bateleurs,  acrobates ou restaurateurs... lorsque le soir tombe, la lumière devient dorée, la Mille et unième nuit peut commencer.

Un instant de boheur : le coucher de soleil


A Marrakech,comme dans les villes précédentes, nous avons longuement visité le Souk : Le mot souk viendrait de l’araméen "shuka", avec le sens primitif de rue, puis celui de marché. Le souk rural, comme celui de Beni Hassan (page 1) est un marché itinérant hebdomadaire auquel se rendent les paysans en une demi-journée de marche ; il se tient en zone agricole, le plus souvent sur un terrain non cultivé, d’où le nom de suk al-ghubar (marché à la poussière).

Les denrées sont entreposées au milieu des souks dans des bâtiments particuliers, à la fois hôtelleries et entrepôts : les fonduqs  ; les acheteurs sont des commerçants en gros ou demi-gros. La localisation des centres de vente est souvent conditionnée par la nécessité d’espace (pour les cordiers) ou d’eau (pour les teinturiers), comme nous l'avons vu, par exemple, à Fès.

Dès l’époque Omeyyade, des établissements publics sont élevés dans les souks, l’espace ouvert est transformé en une enceinte dans laquelle il y a des boutiques accolées au mur intérieur et ouvrant sous un portique. Les commerçants y payent un loyer et des taxes.
Le souk urbain désigne alors un groupe de boutiques spécialisées en différents produits : droguistes et parfumeurs, papetiers et libraires, marchands de céréales et de graines diverses… Dans les grandes villes, comme Fès ou Marrakech, on visite aussi des ateliers d’artisans d’un métier traditionnel de luxe bien déterminé comme les orfèvres, les joailliers,les brodeurs, ou des dépôts de tapis, d’étoffes,de cuir ou de fourrures… Ce marché de produits précieux, le Qissariya, situé au milieu de la médina, est un paradis pour les Marocains, mais aussi pour les touristes,qui y font provision de cadeaux pour leurs proches : souvenirs du pays visité et aimé
!