Les jardins de Majorelle

 

 


 

 

Nous partons à pied, depuis la Place Djemaa el Fna, au travers des marchés,souks et rues pittoresques, vers le quatier du Gueliz.

Le Gueliz a été édifié à partir de 1920, en dehors des remparts, par les Français sous le protectorat. Il abrite bâtiments administratifs, immeubles,cafés, restaurants, commerces de luxe et maisons de Marrakchis aisés (dans "l'hivernage") construits dans un style architectural typique des années 30. Il fait bon s'y promener et l'on y trouve aussi le marché central,l'ensemble artisanal et la Poste.

Les jardins de Marrakech sont un des grands charmes de la ville... Celui qui entoure la villa Majorelle, au cœur du Gueliz, le "quartier moderne" ne déroge pas  à la règle !

Jacques Majorelle, créateur de la villa et des jardins qui l'entourent,est né à Nancy, en France, en 1886. Artiste peintre, fils d'un célèbre ébéniste, il est venu en 1919 à Marrakech pour y trouver la lumière du Sud et soigner une attaque de tuberculose...
Le peintre a installé ici son atelier et sa maison "Bou Saf Saf"(les peupliers), dès 1924, un chef-d'oeuvre du style Art déco. Il a voulu en peindre les murs d'un bleu outremer clair, qui réussit l'expoit d'être à la fois intense et doux au regard, et qui contraste heureusement avec la végétation luxuriante des jardins.

 

 


Même le papier d'emballage.... 

une voute de bambous : les mystères de l'Orient...

 

Le jardin a été conçu comme un lieu mystérieux et mystique : par le choix et la composition des essences végétales,  il veut représenter les cinq continents...

Face à la maison, un bassin carré couvert de nénuphars, de papyrus  et de lotus se prolonge en un ruisselet qui ouvre la perspective sur le "pavillon arabe". Des allées s'entrecroisent et déterminent des espaces de plantations où dominent les plantes exotiques : palmiers, yuccas, philodendrons, cyprès, bananiers,cactus, bougainvilliers...
 

Il peint aussi les structures de son jardin, comme on peint un tableau  : les allées, les jarres de céramique, les bassins, les pergolas, les architectures, dans des tons vifs de ce bleu outremer qui se nomme, depuis "bleu Majorelle", que font vibrer des détails rose foncé (les allées), bleu plus clair, turquoise, ocre ou jaune (les poteries,un entour de fenêtre, un petit mur)...
 

Tout autour du jardin, l'entourant et le protégeant des alentours, des forêts de bambous nous enfoncent dans un Orient mythique et les chants de centaines d'oiseaux, séduits par le calme du lieu, prolongent la poésie...
 

.Laissé à l'abandon après la mort de son propriétaire, le jardin a été restauré par ses nouveaux propriétaires : Yves Saint Laurent et Pierre Bergé,qui ont transformé l'atelier de peinture en petit musée d'art islamique où l'on peut admirer de beaux tapis, de la céramique et de la poterie berbères et quelques toiles et dessins de l'artiste.

Au rez-de-chaussée, le magasin de souvenirs nous proose cartes postales et objets dédiés à l'écriture et la rédaction (de souvenirs de voyage ?) Même le papier qui entoure les cadeaux reprend le ton dominant : on peut ainsi emporter avec soi un peu du rêve du Nancéien... 

Jardin de cactées sur fond de galets

 

L'atelier de l'artiste

 

Même les structures sont peintes

 

Palmiers et plantes tropicales

 

Le bassin carré, bleu "Majorelle"

 

 


Moucharabieh jaune sur fond outremer

 

 

Michel et Marie-France : symphonie en bleu

 

Le plan du jardin

Les autres couleurs vibrent et se répondent