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Lorsqu'on
est lassé du gai capharnaum de la Place, on songe à repartir. Le
soleil baisse, mais on a encore envie de flaner en ville, et il
est encore temps d'aller visiter d'autres lieux avant de rentrer
au bercail...
On
prend encore le temps de regarder les bâtiments, dont les couleurs
sont vivifiées par le crépuscule : un joli camaïeu d'ocres et de
roses, rehaussés par des bandeaux de zelliges et de fines sculptures.
Sous les arcades, qui protègent de la chaleur en été, des rangées
de cabines téléphoniques et des vendeurs de journaux relient cet
endroit au reste du monde...
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Entre la Place Djemaa el Fna
et le square de Foucould, des files de calèches attendent : pour
un prix qu'il vaut mieux fixer à l'avance, on pourra partir dans
les méandres de la ville, à l'intérieur de la Medina, ou hors
des remparts pour en faire le tour...
L'endroit
est statégique : à l'entrée ou à la sortie du cœur de la Medina,
près des remparts, face à la Koutoubia, les promeneurs sont obligés
de passer par là...
Néanmoins,
on désire tenter l'aventure et on part à pied. Notre but : aller
en flanant jusqu'aux Jardins de Majorelle, dans le Gueliz. On passe
par de petites rues où bat le cœur de la ville commerçante,
peu fréquenté par les touristes : des drapiers, des tailleurs, des
réparateurs de mécanique, des ébénistes qui officient sous
nos yeux dans la devanture de leurs échoppes...
0n passe devant un petit marché, légumes et viandes, où des Marrakchis
font leurs achats pour le dîner, on franchit la porte Bab Doukkal,
puis on se dirige vers La Zahia dans une cohue indescriptible
: c'est la fin de la journée de travail : voitures, vélos, camions,
ânes, charrettes... chacun veut rentrer, vite, vite, à la maison
!
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Un
autre après-midi, en allant faire quelques achats aux Souks, nous
décidons de longer la Mosquée
de la Koutoubia,
qu'on nomme aussi mosquée "des libraires", parce qu'au
XII° siècle de nombreux bouquinistes se réunissaient autour..
Joyau de l'architecture hispano-mauresque
de l'époque, elle a servi de modèle à la Giralda à Séville et à la Tour
Hassan à Rabat. Elle fascine encore par la beauté de ses formes et la
grandeur de son architecture. Visible à plus de 25 km de la ville, son minaret
en pierre, aussi haut que les tours de Notre Dame de Paris, semble défier avec élégance les cimes du Haut
Atlas.
C'est le premier souverain Almohade, Abdelmoumen, vers
1150, qui entreprend
l'édification de la mosquée.
Son petit-fils, Yacoub El
Mansour, a complétée du superbe Minaret que l'on admire encore aujourd'hui. Il s'élance à près de 70 mètres
de hauteur.
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Ses façades sont creusées de fenêtres posées, de
façon surprenante, à des niveaux et ornées de décors différents
sur chacun des côtés... La plate-forme, entourée d'un chemin de
ronde protégé par un rebord crénelé, se prolonge par un lanternon
somptueusement orné, que surmonte une flêche où sont fixées
4 boules de cuivre de plus en plus petites : la légende dit qu'à
l'origine, elles étaient recouvertes d'or et que c'est l'influence
des planètes qui leur permet de tenir en équilibre... Le mat de levage,
à côté
de la hampe, serait centenaire !.
La tour
est bâtie à l'angle d'un ensemble qui abritait 6 salles superposées,
dont on voit encore les fondations, mais qui n'ont pas été restaurées,
contrairement au minaret, ce qui fait qu'on n'est pas sûr de leur
fonction principale...
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