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| Les souks | |||
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La Place Djemma el Fna est le point de départ idéal pour entrer dans les souks qui sont installés au nord de la place. Situés au coeur de la médina, ils nous avaient déja offert, lors de notre dernier voyage, un festival de couleurs, de sons et de parfums que nous désirions revoir... Lorsque nous y avons pensé, nous devions avoir écrit "souk" sur le front, en lettres de feu : en effet, alors que jusque-là,on se promenait tranquillement sans être accroché par quiconque,d'un seul coup en sémillant vieillard, avec une carte professionnelle officielle accrochée sur le coeur, est venu nous relancer... Nous avions beau jouer aux 3 singes chinois (rien vu, rien entendu, rien dit), impossible de s'en débarrasser, il était trop gentil ! Alors, finalement, nous avons loué ses services : pour 2 dirhams,il nous a escortés : au moins nous a-t-il permis d'entrer dans les échoppes sans rien y acheter, puisque tel était notre bon plaisir ce jour-là, nous débarrassant du même coup des vendeurs trop zélés et des autres accrocheurs du meme accabit ! Ce que nous voulions, n'ayant aucune "fièvre acheteuse", c'était errer au hasard dans le souk, en voir les différentes composantes,les chatoyantes couleurs, et, pourquoi pas, des coins moins touristiques,si possible ! |
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Les souks sont séparés en "quartiers"dont le nom se rattache au genre de commerce qu'on y pratique, et se partagent, en gros, à droite et à gauche tout au long d'une ou deux rues principales, qui changent de nom au fur et à mesure que l'on progresse.... Au début, portés par la foule, nous passons par le souk Smarine qui nous propose ses tissus lumineux sur une bonne centaine de mètres. On trouve, plus loin, les dinandiers qui martèlent les métaux, du cuivre à l'argent, de façon ancestrale.. Si on quitte la voie principale, devenue Souk el Kbir, vers la droite, on se perd dans un lacis de petites ruelles ombragées par des lattis protecteurs, indispensables en plein été, et qui leur donnent un caractère confidentiel en hiver. Nous arrivons à la criée berbère et à l'ancien marché aux esclaves, le Rhahba Qedima. Là, des paysans venus de la campagne proposent des tapis ruraux, vendus exclusivement aux marchands ou aux décorateurs. Des femmes proposent aussi des vêtements d'occasion : nous avons alors quelques minutes l'impression d'avoir quitté la cité impériale ! Nous nous laissons porter encore quelques temps au gré des venelles enchevêtrées,nous saoûlant de sons, de couleurs et d'odeurs, heureux de voir l'habileté manuelle de ces artisans, ravis de constater qu'on s'intéresse à leur travail... |
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Nous rejoignons enfin la place Djemma el Fna, émergeant de cette ville dans la ville : la Medina, conçue pour héberger 10 000 personnes à l'origine, en entasse plus du double ! Mais le flot des passants s'écoule sans heurts, les gens se doublent, se croisent, se retrouvent dans une déambulation sinueuse et fluide. Seul, parfois, un cri : "Baalek ! " (attention) retentit : c'est un livreur préssé qui tente de se frayer un passage dans la foule...Il vaut mieux s'écarter rapidement, il travaille, lui ! Finalement, nous remercions notre guide, qui a été impeccable : il nous a tout expliqué, au fur et à mesure de notre passage,des métiers et des artisans. Il leur a demandé de nous montrer leurs merveilles sans nous accrocher, utilisant une formule magique :"c'est leur premier jour, ils regardent seulement".Peut-être ajoutait-il en Arabe un commentaire amusé, mais le sésame a bien fonctionné ! Nous nous sommes séparée en lui promettant de refaire appel à lui si besoin... Serment de touriste auquel personne ne croit, mais qui préserve la dignité de chacun ! |
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