| |
|
Tout au long de notre séjour, nous avons croisé la
Musique Gnaoua : lors de notre balade à Essaouira, ou
au club, où ces musiciens nous ont offert un superbe spectacle.
En ville, sur les places ou les plages, ils nous escortent ou
nous entourent, en faisant malicieusement tournoyer autour de leur
tête le pompon de leur chéchia au rytme des instruments... Les musiciens, généralement des descendants d’anciens esclaves noirs
venus du Soudan,
unissent
dans leurs activités les apports culturels de l'Afrique Noire et de l'Islam.
Les Gnaoua se sont constitués en
confréries à travers le Maroc, leur nom regroupe des maîtres musiciens (maâlem), des médiums,
des voyantes (tallaâte et chouwafate), et des adeptes.
|
|

|
|
.JPG) |
En
plus d'animer des orchestres profanes, lors des spectacles, ils pratiquent un rite de
possession syncrétique, aux origines africaines et
arabo-berbères, pendant lequel des adeptes s’adonnent à des danses
et des transes, le " derdeba ". Cette cérémonie nocturne comporte une partie
profane destinée au divertissement, sans transes, et
une partie sacrée où sont invoqués des saints et des entités
surnaturelles (mlouk). Les instruments employés sont un luth-tambour à registre bas (guembri) et des crotales, des sortes de castagnettes
(qraqeb), la flûte arabe (ney).
Les Gnaoua citadins n'utilisent les tambours que lors du cortège qui précède le rite de possession.
Ce
soir, nous avons pu admirer, en plus de l'orchestre, des acrobates,
une danse inspirée de la fantasia, un montreur de serpents
et de scorpions... qui a naturellement choisi 1 ou 2 victimes dans
l'assemblée pour les "orner" de ses protégés, sous les
exclamations (entre amusées et horrifiées) de l'assistance,
bien contente que ce soit le voisin qui ait été choisi...
Enfin,
une plantureuse danseuse du ventre nous a régalés de toutes les
facettes de son art ondulatoire et sensuel : un des attraits magiques
de l'Orient!
|
.JPG) |