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Une visite s’impose : celle de Port Louis, la capitale, d’où nous partirons voir Curepipe, la villégiature des hauts plateaux, puis nous goûterons à la canne à sucre, cueillie directement dans un champ.
Port Louis, la capitale de Maurice, a été élevée au statut de cité en 1964. Elle compte aujourd'hui une population résidentielle de 150 000 habitants, mais reçoit autant de visiteurs durant la journée car c'est la ville des affaires.
Elle doit son nom à Louis XIV puisque c’est pour sa gloire que le capitaine français Dufresne d’Arsel a conquis l’île en 1715. D’ailleurs, si la langue officielle est l'Anglais, c'est le Français et le Créole qui en dérive qui sont encore les langues les plus employées.
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Les tentations du marché : épices, tissus, souvenirs... | |
Après un tour de bus dans le centre ville, devant les principaux édifices qui entourent la superbe Place d’Armes, bordée de hauts palmiers, nous en visitons quelques-uns en une jolie balade à pieds.
La place abrite le palais du Gouvernement et le théâtre municipal. Le musée d’Histoire Naturelle possède une belle collection de coquillages, des spécimens naturalisés de la faune et le célèbre Dodo aujourd’hui disparu, que nous contemplons avec tristesse. son seul prédateur : l'homme...
La citadelle, fortification "Fort Adélaïde", surplombe la ville et le port, offrant une vue panoramique du haut de la colline.
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La superbe Place d'Armes et les monuments majestueux qui la bordent | |
Nous nous rendons ensuite au marché aux légumes et aux fruits, capharnaüm de senteurs et de couleurs où se côtoient vendeurs et acheteurs en un kaléidoscope animé et grouillant.
Nous y faisons emplette d’épices qui coloreront, à la Mauricienne, nos plats, une fois rentrés au pays, puis nous continuons notre périple vers le sud, aujourd’hui notre but.
Il faut faire aussi un petit tour au grand bazar. Il se trouve dans une deuxième halle, immense, où l'on vend, outre d’autres épices, de la vannerie et de nombreux articles pour la maison ou les cadeaux.
Là aussi, le fourmillement de la foule et l'abondance des marchandises forment un spectacle unique, et l'on en profite pour se procurer des souvenirs pour la famille et les amis.
Nous montons à l’assaut du haut plateau central. Ce n’est pas trop éprouvant, il culmine à 600m, bordé par des pitons d’une altitude maximale de 1000m.
Curepipe, ville résidentielle des hauts plateaux, doit son essor à sa situation élevée qui la protège des assauts de la malaria. C’est là que les habitants de Port-Louis en fuyaient les épidémies et venaient échapper à la touffeur de la saison chaude.
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Curepipe, nichée au pied des pitons | Une plantation d'anthuriums |
La ville est renommée pour ses boutiques et son artisanat, particulièrement les maquettes de vaisseaux célèbres du temps jadis, réalisées selon les plans officiels et d'après les côtes exactes de la Marine.
La visite des ateliers est étonnante : au milieu des odeurs du camphrier qui les composent, des ouvrières aux doigts agiles sculptent de minuscules poulies ou gréent leurs mats de dizaines de fils arachnéens pendant que d’autres peignent uniformes et canons dorés…
Dehors, les jardins privés et publics embaument. Le doux climat d'altitude favorise la culture des fleurs dont les orgueilleux anthuriums, que l'on expédie par avion dans le monde entier.
Lorsque nous prenons la route du retour, nous longeons les champs de canne à sucre. Ils s'étendent sur 95% des terres cultivées, soit 46% de la surface de l'île : c'est la première activité économique du pays, juste avant le tourisme.
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Les champs de canne à sucre ondoient, à perte de vue. | |
On s'arrête pour visiter une plantation.
Cachés dans une allée de cannes par cette grande graminée tropicale à l’allure de roseau, qui peut atteindre de 5 à 6 m de hauteur, on goûte le jus de la canne, taillée d'un vigoureux coup de machette par le guide ! La fibre, bien mâchouillée, nous donne un jus sucré. C’est celui qui, après de longues transformations, viendra agrémenter notre café ou nos desserts…
