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Le site de Chichen-ItzaNous arrivons à Chichén Itza, (le puits de la tribu Itza), au coeur du Yucatan. C’est bien la merveille que nous attendions. De 750 à 1220, Mayas, Toltèques et Iztaes nous offrent une succession de palais et pyramides féeriques.
Au premier plan : le Castillo ou pyramide de Kukulkan, qui présente, sur un soubassement carré de 55 m, 9 corps échelonnés symbolisant l'inframonde, (les limites du monde des morts). Il est entouré de 4 escaliers de 91 marches (91 x 4 plus la plate-forme = 365, soit le nombre de jours de l'année solaire). Ses 18 terrasses sont les mois du calendrier maya, et chaque façade révèle 52 tableaux, un pour chaque année du cycle du calendrier.
Cette pyramide en renferme une autre, plus petite, une des plus anciennes constructions toltèques de la péninsule, à laquelle on accède par un escalier étroit. C’est là qu’on a trouvé un trône peint en rouge, en forme de jaguar, avec des incrustations de jade et une statue de Chac-Mool.
Le Chac-Mool qu’on retrouve, au fond, au sommet du Temple des guerriers, un bel édifice de 40 m de côté. C'est un homme couché sur le dos, renversé en arrière, les jambes repliées. La tête de coté regarde les spectateurs, sur le ventre est posé le récipient sacrificiel : était-ce un dieu de la pluie ou de la fertilité ?
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Le Castillo ou pyramide de Kukulkan |
Lors des équinoxes de printemps et d'automne (20 mars et 21 septembre), vers 3 h de l'après-midi, les rayons du soleil dessinent, sur la rampe, 7 triangles d'ombre et de lumière...
Le corps lumineux d'un immense reptile semble alors sortir du temple du temple de Kukulkan et descendre en ondulant les 91 marches pour s'unir à la tête de serpent sculptée dans la base du soubassement : un jour, disent les Mayas, le grand roi Itza reviendra avec ses 12 guerriers...
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Le castillo | Le temple des guerriers et Chac mool |
Plus loin, nous voyons un des 9 jeux de la pelote, ou "Tlatchtli", de Chichen-Itza. C'est le plus grand et le mieux conservé de toute la Mésoamérique.
C’est une aire rectangulaire de 168 m par 70 m, délimitée par 2 longues terrasses. Le bas des murs, en plus de banquettes pour les spectateurs est orné de bas-reliefs de joueurs de balle, se dirigeant vers un symbole central qui représente la mort.
Agenouillé, le vainqueur est décapité, ce qui est un honneur ! De son cou jaillit le sang sous forme de serpents, de guirlandes de fleurs et de feuilles. Face à lui, son adversaire tient dans une main la tête de sa victime et dans l'autre, le couteau d'obsidienne du sacrifice....
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Le jeu de la pelote ou "Tlatchtli" |
Le jeu de balle était surtout un rite.
Deux équipes de un à sept joueurs s'affrontaient sur un terrain divisé en deux, longitudinalement ; elles se renvoyaient un ballon en caoutchouc plein, d’à peu près trois kilos, en se servant des hanches, des coudes, des avant-bras, des épaules ou des fesses, sans utiliser ni les pieds ni les mains ni la tête et devaient l’expédier dans un anneau de pierre scellé au milieu de chacun des deux grands murs opposés.
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Le temple des Aigles et des Jaguars | Une vue de dos |
Le temple des Aigles et des Jaguars présente des aigles dévorant des coeurs humains et des jaguars symbolisant la course du soleil pendant le jour, puis sa descente dans l'inframonde, la nuit.
Au Temple des Crânes, une plate-forme en pierre affiche des rangées de crânes humains et d'autres aigles dévoreurs de coeurs... De même, sur d'autres plates-formes voisines, voit-on des images tout aussi horribles, représentant d'innombrables années de sacrifices ...
Nous arrivons au Caracol (en Espagnol : l'escargot) : l'observatoire cylindrique date du X° siècle.
Une tour de 11 m débouche, par un escalier en colimaçon, sur une chambre d'observation percée de quatre ouvertures au sommet, à 24 m de hauteur. Il est orné de mascarons du Dieu de la pluie, Chaac, de petits animaux et de la représentation de Quetzalcóatl.
Les Mayas cherchaient dans le ciel les indices du destin : ils suivaient ainsi le trajet des astres, les solstices et les équinoxes, et déterminaient les dates de l'année, les fêtes, les événements et les sacrifices à accomplir.
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L'observatoire | Le quadrilatère des Nonnes |
Le Quadrilatère des Nonnes, (VII° et VIII° s.) auquel les Espagnols ont donné ce nom à cause de la ressemblance qu’ils voyaient avec un couvent. C’est plus certainement un palais royal ordonné autour d’un patio, et c’est la construction d'époque classique la plus grande.
"L'Eglise" offre des façades ornementées de panneaux ajourés et de mascarons de Chaac, dieu de la pluie, aux angles des frontons. Au-dessus de la moulure qui entoure la porte, côté Est, un médaillon, orné de grecques, encadre un personnage avec une coiffure de plumes.
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L'observatoire | Le quadrilatère des Nonnes |
Le Cenote Sagrado, ou lac sacré, est un puits naturel, aux parois verticales, profond d'une vingtaine de mètres. On a trouvé, dans ses eaux opaques, de nombreux objets sacrificiels : restes de femmes et d'enfants, disques en or ciselé, parures de jade : art divin de la ciselure associée aux sacrifices sanglants...
Après s'être bien promenés, on attaque l'ascension du Castillo, rendue plus aisée (?) par une chaîne à laquelle on se cramponne... Mais depuis notre passage, en 2003, on a interdit l'ascension de la pyramide à cause de plusieurs chutes et même des décès.
Quel dommage, quelle récompense de survoler la cité et ses environs, si près du ciel !
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Le Cenote Sagrado, ou lac sacré | L'ascension du Castillo |
Une petite anecdote en passant : nous n’avons pas pu visiter le temple des guerriers parce que nous sommes arrivés au moment du « concert des 3 ténors » (à l’époque José Carreras, Placido
Domingo et Luciano Pavarotti), et que c’est de là que ces artistes chantaient, d’ou une profusion, autour, d’échafaudages et de praticables.
Nos amis Mexicains étaient entre amusés et scandalisés par la demande du dernier de ces messieurs, à laquelle, naturellement, ils n’ont pas accédé : voulant, lui aussi, profiter du panorama du haut du Castillo, il aurait aimé qu’un hélicoptère l'y déposât, car il ne pouvait l’escalader, en raison de son poids…
Il a fait résonner l’endroit de sa voix magnifique, mais il est resté en bas !

