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Chochula-PueblaSur la route, une vue impressionnante, celle du Popocatepelt, (5452 m) volcan toujours en activité, qui domine tout le paysage environnant. En langue Nahualt, c'est "le volcan-qui-fume" au nom incantatoire qui a bercé notre jeunesse au même titre que le lac Titicaca qui est là.
Son blanc sommet flirte avec les nuages, et, miracle, se découvre étincelant juste pour la photo !
Il est entré en éruption quelques mois plus tard, interdisant l'accès à la villa où nous avons dormi, à Cholula ...
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Vue sur le Popocatepelt | Le "volcan-qui-fume" |
Nous arrivons à Puebla de los Angeles, à 130 km au sud de Mexico dans une région admirable. Cette ville animée et gaie, avec ses 3 millions d'habitants, est la quatrième ville du pays. Située à 2162 m d'altitude, l'air y est vivifiant !
Nous commençons par un tour au marché artisanal qui offre de nombreux souvenirs très colorés.
La fondation de Puebla remonte à l’an 1532, et son centre, autour du Zocalo, est constitué d’un bon millier de maisons patriciennes de l'époque coloniale. Plusieurs sont ornées de faïences multicolores qui ont fait la réputation de la ville. Parmi elles, la Casa del Alfenique, la maison du sucre d'orge, ainsi nommée à cause de ses vives couleurs, date du XVII° siècle et héberge le musée régional.
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La Casa de Munecos | La casa des Alfenique, à Puebla |
Une voisine a été nommée la casa de Munecos (des poupées ou des marionnettes) parce que les motifs géométriques des faïences encadrent des portraits de personnages en pieds posés sur des sortes de socles, des Indiens revêtus de pagnes, en différentes poses…
Il y a 60 églises dans la ville, d’un baroque étonnamment surchargé, comme l'Eglise San Francisco ACATEPEC.
Nous visitons Santo Domingo, qui accueille la Vierge du Rosaire : marbre, or, argent, tout l'or des Indes Occidentales est là pour la célébrer. Quant à l’intérieur de Santa Maria de Tonantzitla, il est aussi richement orné d'angelots ou de personnages indiens polychromes et dorés qui semblent grimper sur tous les murs.
Lors d’un de nos arrêts, une vendeuse de tortillas de maïs noir nous régale à peu de frais, nous permettant de nous familiariser avec la nourriture de base des Amérindiens.
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Le marché artisanal de Puebla | L'église San Francisco Acatepec |
Autour de la ville, le paysage est austère, les collines sont érodées par l’eau et le vent. Nous croisons d'étonnants personnages du temps jadis : un paysan sur sa charrette, par exemple.
Inlassablement, nous escortent les cactus candélabres (Cardon), les agaves, le "henequén" aux longues feuilles dures qui donne le sisal, qu’on appelait autrefois « l’or vert » du Yucatan, déjà utilisé du temps des Mayas. Et l’agave mezcal qui produit l'alcool du même nom. Mais aussi les chicozapotes (sapotiers) qui offrent leur latex à l'industrie du chewing gum...
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Les cactus le long de la route | Une vendeuse de tortillas de maïs noir |
Le travail du « chiclero » est ingrat : pendant la saison des pluies, les cueilleurs partent en groupe dans la forêt vierge, pendant 2 à 3 mois, grimpent aux arbres, l’incisent en zigzag pour recueillir le « chicle » (la sève de latex) qui s’écoule dans un sac de toile.
Cette technique ne détruit pas l’arbre qui restera donc utile de nombreuses années. En 1990, le Mexique a produit 800 tonnes de Chicle, pour le plus grand bonheur des mâcheurs invétérés… grâce à ces chicleros, dont la cueillette journalière peut varier de 10 à 40 kg de latex par semaine !

