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Nous finissons notre périple au bout de la péninsule du Yucatan : à Coba et Tulum, au bord de la Mer Caraïbe...
Coba nous accueille au milieu des agaves et des orchidées, après une marche très curieuse dans la forêt pluviale : nous sommes absolument seuls et nous attendons à voir surgir, autour de nous, de farouches guerriers Mayas.. Mais seul le chant des oiseaux nous escorte ! L'atmosphère est envoûtante et un peu oppressante...
La cité date de la période classique : 600 - 900 et comprend environ 6500 structures disséminées dans la forêt.
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Orchidées et agaves | La pyramide de Nohoc Mul, à Coba |
C'est le centre d'un système de routes cérémoniales ("sacbes") qui conduisaient aux autres cités que nous avons visitées : Kabah, Labná, Sayil et Uxmal. Elle est isolée et un peu désolée. Le site, qui n'a été ouvert qu'en 1973, comprend environ 6 500 structures, mais elles sont étendues sur des km et peu sont dégagées.
La plus grande pyramide (42 m) est celle de Nohoc Mul : il faut gravir 120 marches pour accéder au sommet et à sa vue splendide sur le site.
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Vue générale de Tulum | Ue prière aux dieux Mayas |
A Tulum, au bout du sacbe, nous retrouvons la mer des Caraïbes, une vue magique. C'est le premier endroit que Cortès a trouvé en naviguant le long de la côte orientale du Yucatan.
Ce site, qui date de la période post-classique (900 - 1000), montre une influence toltèque, avec ses toits plats et ses colonnes au motif du Serpent à plumes. Le Castillo, nommé par Cortès qui découvrit la ville en 1518, est un temple à trois ouvertures.
Le temple du dieu descendant est dédié à Ab Muzen Cab, le dieu-abeille, car le miel sert aussi bien de sucre que de condiment. Sur les murs intérieurs, il reste de nombreuses traces de peinture de fresques sacrées, comme dans le Temple des Fresques, le mieux conservé de la cité : de petites empreintes de main, sur le toit, représentent le dieu Zama...
Envoûtés dans la forêt par les aluxes, nous offrons nos prières aux dieux autour d'un lieu sacrificiel et nous mirons dans les eaux transparentes des Caraïbes, visitées en leur temps par les galions espagnols ou les cruels pirates : sable fin, douceur de la brise du large et pélicans...
Il nous prend alors l'irrésistible envie de rester dans ce magnifique Yucatan et d'y attendre le retour de Quetzalcoaltl, le Serpent à plumes...
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Le bleu Caraïbe de la mer | Les vestiges de Tulum s'enfoncent dans l'eau |
Quelques noms de dieux aztèque et mayas : Le dieu unique Viracocha, le dieu de la mort Ahpuch, le dieu soleil Hunahpu, la déesse originelle Mam, la déesse de la lune Ixquic, Quetzalcoaltl, le Serpent à plumes, l'étoile du soir, Xolotl, son frère jumeau,Tzul, le dieu chien...
Lorsque les Espagnols ont conquis le Mexique, ils ont trouvé la plupart des sites mayas de l'époque classique délaissés, mais ont reconnu les talents de bâtisseurs et d'architectes, leurs connaissances mathématiques et astronomiques. Ils furent indignés par les rites sacrificiels Toltèques. Ils détruisirent de façon massive d'innombrables écrits hiéroglyphiques, compliquant le travail actuel des archéologues.
De nos jours, il reste environ 700 000 Indiens dans la péninsule du Yucatan, un tiers de sa population. On croisera de purs Mayas, des Tzeltals du Chiapas, des Chols, des Mixes de Oaxaca, des Chantals de Tabasco...
Ces régions ont découvert le maïs et le cacao, possédé de brillantes civilisations, et gardent le témoignage vivant de traditions indiennes millénaires : un pays attachant et fascinant dont nous n'avons pas découvert tous les parfums ou les trésors : Hasta luego, Mexico !

