La ville de MexicoPour débuter ce long périple qui nous mènera d’est en ouest à travers le Mexique, en car, en avion et à pieds, nous avons commencé par visiter Mexico. Bâtie à 2200m d'altitude, cette ville gigantesque s'étend sur 1400 km2 et plus de 7 siècles d'histoire.
A tout seigneur tout honneur : l’ancienne capitale aztèque Tenochtitlan, tombée le 13 août 1521 aux mains d’Hernan Cortès est devenue, après bien des vicissitudes historiques, la capitale du Mexique.
Un premier tour de cette mégalopole de 18 millions d’habitants se révèle surprenant, par le contraste entre l’ancien et le moderne. Entre deux bâtiments historiques, comme le Palais des Beaux-Arts (1910-1934), conçu par un architecte Italien en marbre de Carrare pour célébrer la gloire de Porfirio Diaz, se glisse une sculpture moderne. Ailleurs, une avenue centenaire débouche sur une perspective de gratte-ciel futuriste…
|
Le Zocalo de Mexico : 7 siècles d'histoire s'inscrivent ici... |
Le Zocalo, la place de la Constitution, en est un bon témoin. Ce quartier historique, sur l’emplacement de Tlatelolc, premier marché de Tenochtitlan, sans flirter avec la modernité, fait coexister plus de 7 siècles d’histoire : de gauche à droite, nous voyons le Palais National bâti sous Hernan Cortès, le Musée du Templo Mayor Aztèque, la Cathédrale espagnole du XVI° s…
Après un tour de place, nous commençons par visiter le Musée Archéologique, bâti en 1964 par l'architecte Pedro Ramirez Vasquez, qui renferme les richesses culturelles de ce peuple.
![]() | ![]() |
La cathédrale de Mexico | Le Zocalo, immense |
Une grande statue de Tlaloc, le dieu de la pluie des Aztèques, qui porte encore ses belles couleurs anciennes nous accueille à l’entrée.
Nous trouvons plus de 7000 objets, recréant in situ la vie des peuples précolombiens, comme le calendrier aztèque en pierre, de 3,50 m de diamètre, ou un curieux mur constitué de centaines de crânes, témoins des sacrifices religieux aztèques.
Nous passons devant le soubassement du Templo Mayor, le Teocalli, découvert en 1978, où vit encore le dieu "Quetzalcoatl", le Serpent à plumes (XIV°siècle). Ce temple, qui s'élevait à plus de 65 m, représentait, pour les Aztèques, le centre du Monde.
Nous visitons ensuite le Palais National, construit en 1523 à la place du palais de Moctezuma, sur l'ordre de Cortés. C'est de son balcon que le président crie, tous les 15 septembre, jour de la fête nationale, les paroles prononcées par le Père Hidalgo en 1810 dans le village de Dolorès : "Mexicains, vive le Mexique!"
![]() | ![]() |
La façade de la cathédrale | Le Musée des Beaux Arts de Mexico |
Ce bâtiment imposant, avec ses 14 cours intérieures, abrite de nombreuses richesses de l'époque coloniale. Ses murs sont ornés sur 450 m2 de fresques épiques réalisées par le peintre mexicain Diégo RIVERA entre 1929 et 1945. Elles représentent "Mexico à travers les siècles" : les traditions indigènes, la colonisation, la révolution. On reconnaît souvent, au premier plan, sa femme, Frida Khalo, représentée en Indienne.
La Cathédrale, la deuxième d'Amérique en dimensions, édifiée entre 1573 et 1800 sur le site d'une ancienne église bâtie après la prise de Tenochtitlan par les Espagnols, est d’un style composite, à partir de pierres de la pyramide du Templo Mayor. A cause de la durée de son édification, elle combine les styles baroque et renaissance.
![]() | ![]() |
Quetzalcoaltl nous attend | Une fresque de Diego de Rivera |
Mais Mexico est toujours très animé, et ses bâtiments ne reflètent pas la vie intense des habitants : à la sortie du Musée, par exemple, nous sommes surpris par un bruit de trompes : des Indiens en jeans mais aux coiffures traditionnelles, jouent du buccin sacré vers le ciel en manifestation de défense des Droits Indigènes…
Tandis que de nombreux vendeurs à la sauvette : jus de fruits, vêtements, souvenirs et cartes postales ou des cireurs de chaussures, etc., symboles d’une économie parallèle envahissent la place, sans se faire trop pressants.
Nous déjeunons sur une terrasse qui donne sur le Zocalo, ce qui nous permet de suivre longtemps le spectacle de cette foule affairée et disparate, en commentant une rencontre insolite : notre pharmacienne sortait du Palais National alors que nous voulions y entrer : Par Huitzilopotchli, que le Monde est petit !

