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Le site de Monte AlbanDominant la vallée de Oaxaca, à 11 km, le site de Monte Alban s'étend sur 22 hectares, sur une plate forme artificiellement nivelée, au milieu d'une végétation dense pour l'altitude. Les archéologues, dans l'état actuel des connaissances, divisent son histoire en 5 périodes successives, pendant lesquelles le nom lui-même du site a changé.
Son nom actuel, « Monte Alban » signifie en espagnol « montagne blanche ». Les Zapotèques le nommaient Danipaguache, ce qui signifie « montagnes sacrées », les Mixtèques Ocelotepec, « la montagne du Jaguar »
L'Acropole, au centre, est entourée de terrasses et de palais, de temples à degrés, de pyramides, d'un observatoire astronomique, d'un jeu de balle, de souterrains, encore en cours de déchiffrement.
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Monte Alban, au-dessus des nuages, la "Montagne sacrée" Zapotèque |
Le site s'élève au-dessus des nuages, dans un ciel d'une pureté transparente : les dieux sont là, autour de nous !
On pense qu'à son apogée, la ville zapotèque devait abriter une population d'environ 25 000 habitants, avant de décliner pour des raisons inconnues. Ensuite les Mixtèques l'auraient utilisée comme site funéraire, avant de l'abandonner à leur tour...
On n’a pas fini d’explorer les magnifiques tombeaux voûtés et ornés de fresques qu’ils nous ont laissé, mais quelques-unes d’entre elles nous ont livré de magnifiques témoignages de cette époque.
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Le groupe central de Monte Alban | La plate-forme Nord |
La tombe n° "104", par exemple, découverte en 1932 par Alfonso Caso,était remplie, comme la tombe n°"7", de bijoux en or et turquoises, d'urnes funéraires, en général composées d’un récipient cylindrique surmonté d’une figure anthropomorphique et d'objets usuels, exposés maintenant au Musée de Oaxaca.
Tous ces objets démontrent l'importance des cultes funéraires dans la vie quotidienne des anciens habitants du Mexique.
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L'entrée de la tombe "104" | Le site, vu du Sud |
Le site vu du sud, nous impressionne dans sa majesté tranquille, si près du Ciel et des dieux. Il dégage une grande impression de paix et de sérénité, d’autant que nous sommes presque seuls en ces lieux : on se sent hors du temps, dans une bulle un peu mystérieuse.
Nous admirons des stèles, nommées «los danzantes» (les danseurs). Ainsi nommés à cause de leurs attitudes acrobatiques, ces personnages représentés sur des dalles de 3 m de hauteur sont plutôt considérés comme des victimes propitiatoires lors de sacrifices religieux, car ils sont nus et certains semblent mutilés.
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Les marches de la pyramide centrale | Difficile, la descente ! |
Nous ne pouvons pas quitter le site sans faire l’ascension de la pyramide du Groupe Central. De là, nous dominons tout le site et sa majesté quasi mystique.
Mais il faut revenir sur terre : la descente est périlleuse, les marches sont irrégulières, tant en largeur qu’en hauteur, et, cerise sur le gâteau, creusées en leur centre par l’usage : les prêtres vivaient dangereusement, dans l’exercice de leur fonction !

