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Le site de PalenqueLe Mexique est grand, (presque 2 millions de km2), et notre itinéraire précolombien nous fait prendre l’avion à Oaxaca pour rejoindre Villahermosa (« la jolie ville »), où nous « attaquons » la péninsule du Yucatan. Dans cette région qui contraste avec celle que nous avons quittée par sa végétation exubérante, c’est une plongée au cœur de la jungle luxuriante que nous allons faire, au milieu de laquelle se nichent de magnifiques et énigmatiques sites Mayas.
A 150 km de Villahermosa, nous atteignons Palenque, la "Pyramide creuse" un site magique, dans l'état du Chiapas. C'est un lieu de fouilles dont seul un petit secteur est dégagé de la forêt tropicale, (pas plus de 10%), mais l'ensemble visible, au milieu des collines et de la jungle, est un passionnant témoignage architectural maya.
Les ruines ont été datées des VII° et IX° siècles après J.C. Le site était un centre cérémoniel des plus importants de l'empire maya, les glyphes (pierres gravées) en témoignent.
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le "palais"de Palenque et sa tour de 20 m |
Ce qu’on nomme le Palais se dresse sur une vaste plate-forme artificielle de 100m sur 80, haute de 10m. II forme un ensemble de bâtiments, correspondant à diverses périodes, groupés autour de 4 cours au milieu desquelles s’élève une tour de 20m de haut. Il pouvait loger la noblesse et servir pour les cérémonies importantes.
Du haut de ses terrasses, on a une vue d'ensemble sur les parties dégagées du site et de la végétation luxuriante qui l'entoure encore.
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La pyramide des Inscriptions | Toujours plus haut, comme les dieux ! |
C'est là que nous attendent des paysans chaleureux et amusés par les touristes pour nous proposer de l'artisanat, par exemple la reproduction des représentations du roi Pakal le Grand, et de l'arbre de vie, gravées et teintés sur cuir.
Dans l'ensemble des constructions, on retrouve la "voûte maya". C’est une voûte en encorbellement qui n’a pas de clé, ce qui produit une étroite ouverture triangulaire plus qu’une idée de voûte. Elle comporte toujours neuf strates de pierre représentant les neuf étages du monde souterrain. Cette technique permettait de construire des salles longues, bien qu’étroites.
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Une belle "voûte maya" | Vers le haut de la pyramide |
A côté, la Pyramide des Inscriptions, bâtie au VII° siècle, surmontée d'un temple, abrite un tombeau découvert en 1919 par Alberto Ruiz L'Huilier. Au sommet de la pyramide, de 21m de hauteur, se dresse le temple à 2 galeries parallèles.
Au fond de la chambre centrale, les murs sont revêtus de dalles sculptées de glyphes. Une dalle protégeait un escalier descendant dans une crypte, à 22,5m au-dessous du niveau du temple.
Au bout de 67 marches impressionnantes, nous arrivons à la crypte qui contient un immense sarcophage de pierre, celui de Pakal, le "Bouclier solaire". Il est couvert d'une dalle sculptée où il est assis en train d'être avalé par les mâchoires du jaguar de « l'inframonde ».
Dans le fond, l'arbre sacré en forme de croix surmonté de l'oiseau céleste symbolise le monde diurne. Les murs et les parois, autour, représentent ses ancêtres. Il portait un masque de jade et était entouré de nombreux objets en jade, pierre sacrée. Cette découverte a prouvé que, parfois, les pyramides Mayas pouvaient servir de tombeaux.
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Un bel exemple de temple à degrés | Dans la crypte de Pakal le Grand |
Les 3 temples des Croix et du Soleil sont situés entre le Palais et la Colline de l'Ouest, de l’autre côté du ruisseau Otulum. Ils n'étaient pas restaurés en 1997.
Ils datent du roi Chan-Bahlum («serpent-jaguar»), fils de Pacal, vers 690 apr. J.-C. Ils symbolisent les trois niveaux cosmiques de l'univers : le ciel, la terre et les mondes inférieurs, et les grandes vertus souveraines. Ici, peu de stèles, mais des tableros, de grandes dalles de pierre gravées de dessins symboliques et de glyphes
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Les temples des Croix et du soleil de Palenque |
En face, le Temple de la Croix Feuillue doit son nom à une dalle sculptée qui représente une croix dont les extrémités représentent des feuilles de maïs et des têtes humaines, avec les symboles du soleil et de la pluie, ainsi que des prêtres portant des offrandes. Quant aux crêtes faîtières, très découpées et sculptées, elles pourraient symboliser le panache de cérémonie royal.

