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Le Sénégal est un pays tellement envoûtant que nous y avons fait trois voyages à différentes époques de l’année.
Nous avons passé Pâques en Casamance au Cap-Skirring, puis Noël et février à la pointe des Almadies, près de Dakar, avec nos amis Serge et Françoise.
Chacune de ces époques nous a comblés : la mer est un peu fraîche, jusqu'en mars-avril, mais le soleil et la chaleur ont toujours été au rendez-vous, et nous avons même passé le réveillon de Noël en plein air, au bord de la piscine !
Ancien village de pêcheurs Lebou et Wolof, Dacar ou Dahar qui signifie "tamarinier" en wolof, se développe dès le XIXe siècle, grâce à la liaison ferroviaire Dakar-Saint-Louis, siège de la Concession Royale française, puis devient capitale du Pays à son indépendance.
Quant à l’endroit où nous résidions, la Pointe des Almadies, superbe, elle est l'extrême occident de l'Ancien Monde par 17,32° de longitude Ouest, ce qui explique son importance stratégique, à l'époque où les voies de communication vers le nouveau Monde étaient maritimes.
Dakar la cosmopolite, à la fois ultramoderne et villageoise, est une ville animée, de palais blancs et de gratte-ciel modernes, reliés par de longues avenues rectilignes courant le long de la Corniche qui longe l'Océan.
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Du palais présidentiel au marché Kermel : de magnifiques bâtiments. | |
Nous admirons, sous l'oeil impassible d'un garde galonné, le palais du Président de la République, blanc au toit de tuiles vertes, qui se dresse au milieu d’un très beau parc, face à la mer.
De là, nous longeons le port et ses belles maisons coloniales pour aller au marché.
Entre le port et l’avenue Sarrault, nous commençons par le marché Kermel, pittoresque et fleuri. Il déploie ses richesses sous une halle en rotonde, un bâtiment harmonieux qui a connu pas mal de vicissitudes !
Construit en 1860, il a été détruit par un incendie en 1994, mais on l’a reconstruit en 1997. Il nous offre des produits alimentaires bien présentés : boucheries, fruits et légumes appétissants, dans une joyeuse animation et agitation.
Les alentours sont aussi très vivants. Des vendeuses de fleurs circulent chargées de bouquets colorés, entre de belles boutiques d'artisanat, où l’on trouve de la vannerie, de la sculpture sur bois, de la maroquinerie, par exemple.
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Les taxis de différentes sortes sont nécessaires dans une ville si étendue. | |
En continuant vers le Nord, on arrive aux quartiers de la Medina et ses marchés pittoresques Sandaga, Tilène... : là, se succèdent des commerces variés de tissus, tailleurs, ciseleurs, artisans du bois ou du cuir...
Avec un peu de marchandage on rapporte de jolis souvenirs !
Il semble facile de se déplacer : de très nombreux taxis nous attendent. Mais il peut être amusant d'essayer les bus multicolores (on ne l'a pas fait, on a préféré déambuler tranquillement à pieds).
Le taxi collectif comme dans beaucoup de villes du monde est un moyen peu onéreux de se déplacer et de fréquenter les Dakarois : jeunes vêtus à l'occidentale, belles dames en vêtements traditionnels, artisans ou travailleurs...
Si le receveur est trop loin, donnez votre argent au voisin qui fera passer au voisin... la monnaie reviendra par le même chemin, avec le sourire du passeur.
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La circulation peut vite devenir infernale, surtout les jours de prière ! | |
On ne peut les comparer avec ceux qui circulent en brousse, les "cars rapides", à la décoration impressionnante : c’est un élément très important pour attirer le client, se prémunir contre le mauvais sort et rendre hommage à son marabout.
Surchargés ou cabossés, surnommés "s’en-fout-la-mort", ils ont l’air plus inquiétant et une réputation de casse-cou, due certainement à l’état des pistes qu’ils empruntent. Rien à voir avec les "matatus" superbes qu’on croise au Kenya !
Autour de Dakar, les villages maritimes sont restés très traditionnels. Leur vie est rythmée par les horaires de la marée : les hommes partent en mer, les femmes vendent le poisson dans un indescriptible brouhaha et des senteurs (heu) "marines"...
La pêche fournit villages et villes de poissons multicolores : les Sénégalais, avec 35 à 40 kg de poisson par an et par habitant, se classent au 3° rang mondial de consommateurs de poisson. En Tie-bou-dienne, yassa, caldou, boulettes... nous retrouvons ce produit avec plaisir dans nos assiettes !
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Le retour de la pêche donne lieu à des scènes colorées. | |
Les villages de pêcheurs, le long de la côte, alignent leurs pirogues richement décorées de couleurs vives et arborant le nom d'une personnalité, d'un saint ou d'un héros local, chargé d’assurer protection spirituelle ou soutien financier… Ce spectacle coloré contraste singulièrement avec les débris rejetés chaque jour sur le rivage.
Le retour de la pêche est un grand moment : les hommes, attendus par les villageois, remontent les pirogues sur le sable, rangent le matériel, replient les grands filets, et les femmes vendent déjà au détail quelques poissons. Les autres partiront vers les marchés locaux.
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La richesse de décoration des barques contraste avec la saleté de la plage... | |
A vélo, on y accède facilement de notre club, nous mêlant un moment à la vie des villageois.
Les promeneurs, les pêcheurs, les enfants, les oiseaux de mer, les chiens, les chèvres circulent, mangent ou s'ébattent sur le rivage, lieu de vie et de rencontre du village.

