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Un joli périple, les jours qui viennent, va nous amener de Colombo à Polonâruwa, en passant par le site prestigieux de Sigirya.
Nous quittons donc la capitale vers le Nord-Est, pour nous enfoncer au coeur du Sri Lanka, à la rencontre du passé, dans ses villes anciennes prestigieuses, et du présent, par la rencontre avec les habitants.
Nous entrons dans un monde champêtre, plus proche, à mon avis, de la vie cinghalaise normale... Sur la route, nous nous arrêtons pour visiter quelques plantations d'ananas et hévéas.
Dès Gampaha, nous passons par les parcs et les jardins botaniques qui ont été crées au XIX° siècle poiur héberger fleurs et plantes tropicales.
C'est là que le caoutchoutier (Hevea brasiliensis) a été implanté, en provenance du Brésil et de Malaisie : les 2 essences y ont rapidement prospéré, faisant de Ceylan le 3° producteur au monde, après la Malaisie et l'Indonésie.
Notre guide nous en montre l'exploitation : la saignée de l'arbre en spirale, la récolte du latex dans des godets, qui se transformera ensuite en caoutchouc naturel, nécessaire à de nombreuses industries de pointe.
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La récolte du latex | Attente à l'arrêt du bus local |
Pour la petite histoire, c'est au XIX° siècle que plusieurs anglais, dont Henry Wickham et Robert Cross, ont organisé la sortie de graines d’hévéa de l’Amazonie, cachées dans des feuilles de bananiers, vers les jardins royaux britanniques.
Plusieurs graines ont survécu et germé, et les plants ont pu être envoyés en Asie coloniale, au climat équivalent. En une trentaine d'années, l’hévéa de culture asiatique produit déjà 30 % du cauotchouc mondial, à un prix très inférieur à celui du caoutchouc amazonien.
Dans cette aventure, Wickham a gagné le surnom de "bourreau de l’Amazonie".
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Ils sont beaux, mes fruits ! | Un marché sur la route vers Kurunegala |
Au fil de la route, des marchés et des étals de plein air nous offrent les produits locaux : Les fruits comme l’ananas, la mangue, le fruit de la passion, la papaye et l’avocat se récoltent en abondance dans cette région, et sont vendus sur place.
Les habitants nous regardent arpenter les allées du marché avec gentillesse, des dames nous font goûter avec force rires, des deux côtés, leurs productions.
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Un marché sur la route vers Kurunegala | On se laisse tenter |
On visite ensuite une plantation d'ananas, plante découverte en 1493 à la Guadeloupe par Christophe Colomb, que les indigènes appelaient "NANA" d'où son nom, et qui depuis a voyagé dans tous les pays tropicaux.
Nous voyons aussi beaucoup de noix de coco. Les cocotiers sont exploités partout, près des côtes commedans les régions vallonées de l'intérieur. C'est que la noix de coco est une richesse importante du pays.
Indépendamment de ses qualités gustatives, fraîche ou séchée puis hâchée pour la confiserie, son noyau désséché devient le coprah, qui fournit cette huile aux vertus médicinales et cosmétiques ; sa fibre se transforme en textile (paillassons, cordes, chapeaux..).
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Le bain de l'éléphant | Un encombrant nouvel ami ! |
Quant aux palmes de l'arbre, elles se tressent en nattes, se tissent en vêtements ou couvrent les maisons. Le pétiole devient canne à pêche ou manche de parapluie et le limbe fait un papier résistant. Dans le coco, tout est bon !
C'est pour toutes ces raisons qu'on appelle le cocotier "!'arbre de vie" ...
Avant d'arriver à Sigiriya, nous faisons encore quelques haltes pour admirer divers animaux : de petits singes qui se balancent d'arbre en arbre à la recherche de fruits, ou des éléphant au bain, dont nous carresserons un jeune une fois séché ! ...

