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Le Vaporetto (au pluriel "vaporetti") dessert la ville, tout comme nos autobus parisiens.
Les lignes 1, 2, 3, par exemple, descendent tout le Grand Canal, de la gare, à la Stazione Santa
Lucia, pour aboutir à la Place Saint-Marc.
C'est la voie que nous suivons ici, en montant à l'Academia au Pont du Rialto.
Le long du Canal, quelques-unes de belles demeures vénitiennes où se mêlent harmonieusement le style byzantin venu d'Orient au gothique épuré, nous font rêver...
En témoignage de leur alliance avec la mer, les palais possèdent encore souvent un embarcadère sur lequel on déchargeait directement les marchandises venues de loin. Le rez de chaussée servait d’entrepôt, les étages supérieurs étant réservés à l’habitat.
Long de 4 km, le Grand Canal constitue l'épine dorsale de la cité, et longe une trentaine de Palais de légende, où sont venues les ombres du passé, tels Wagner, Lord Byron, Musset, George Sand, Chopin.
Embarquement au pont de l'Acadomia pour une belle balade | |
Nous embarquons à l'Academia, dont le pont relie les sestiers San Marco et Dorsoduro. Au fond, rive droite, vers la lagune, on aperçoit le dôme de Santa Maria della Salute, à la Pointe de la Douane. Nous croisons ces gondoles qui servent de bac entre deux ponts et traversent le grand Canal, les "traghetti".
Rive gauche, nous attend la Cà d'Oro (la "Maison d'or"), un des plus beaux palais "gothique fleuri", veneto-byzantin. Commencée par Raverti au XV°s., elle fut terminée par la famille Bon, père et fils, au XVI° s.
Les Traghetti promettent des merveilles | |
Elle offre une façade, autrefois couverte à la feuille d’or, ajourée et ciselée comme les moucharabieh orientaux : balustrades, colonnades et fenêtres en ogive lancéolées. Elle abrite la galerie Franchetti et renferme quelques merveilles picturales du Titien, Mantegna, Tintoret, etc.
Un gros plan au passage sur les Palines, ces gros poteaux, souvent peints de couleurs vives, auxquels on attache les embarcations : dans la même page, plus bas, on en voit une de tons spiralés rouge et blanc, tel un sucre d'orge aquatique.
Au fond, le Rialto et ses boutiques tentatrices | |
Au fond, on se rapproche du Pont du Rialto, construit par Da Ponte de 1588 à 1592, d'une seule portée de marbre, en dos d'âne. Les culées du pont reposent sur 6 000 pilotis de bois pour en éviter l'effondrement ! Il reste un des rares ponts comportant 2 rangées de boutiques au monde.
On s'y croise au milieu des tentations touristiques : bijoux, verrerie, dentelles, souvenirs... Et, d'après les affiches, attention à qui vous frôle : le "tire-gousset"exerce encore sa coupable industrie aux dépens du promeneur naïf!
Le pont relie les Sestiers San Marco et San Polo, où nous nous rendrons ensuite.
Le quartier est très animé : cafés et restaurants se succèdent des 2 côtés du quai. Un souvenir ému : la dégustation de seiches dans leur encre, accompagnant des tranches de polenta grillée que nous avons faite un soir, après de longues marches dans la ville : succulente fantaisie en noir et blanc... Sans oublier les " cicheti " de l'apéritif, amuse-bouche à base de poisson, viande, légume et fromages ...
Le Canal se pare de reflets changeants suivant les heures | |